Rédigé le 6 avril 2022
Bonjour, as-salamu aaleykoum
Je profite de la publication d’Al-Kanz ci-dessous pour vous annoncer que je suis papa depuis novembre 2021 al hamdoulilLah ^^
L’un des objectifs de cette page est d’encourager un maximum de personnes à vivre de façon plus naturelle in cha Allah.
L’Accouchement Assisté à Domicile (AAD) en est un bon moyen. Je vais essayer de vous partager notre témoignage pour plusieurs raisons :
1. Pour vous informer que ça existe et que ça se passe bien dans la majorité des cas.
2. Pour encourager les femmes qui sont bien informées, qui en ont envie et qui se sentent prêtes à passer le pas si les conditions le permettent.
3. Pour convaincre les maris que c’est l’une des meilleures façons de donner la vie, qu’ils ne doivent surtout pas décourager leur femme si elle a ce projet. En principe, ça doit être un projet de couple.
4. Pour que vous sachiez plus ou moins comment ça se passe car c’est un sujet rarement abordé aussi bien dans le cadre islamique que celui écologique.
Quand on a fait connaissance avec ma femme, nous avons discuté de nombreux points mais pas de celui-ci. Je n’avais jamais vu de publications à ce propos sur les pages ou groupes perma, du coup, je pensais que c’était forcément quelque chose d’involontaire, qui n’arrivait que si on n’avait pas le temps d’aller à l’hôpital. Contrairement à ma femme qui s’était bien renseignée et qui avait écouté de nombreux récits d’accouchements à l’hôpital et à domicile, notamment auprès de ses proches.
En France, c’est compliqué mais légal de pouvoir accoucher à domicile, cela à la condition d’être assistée par une professionnelle de santé.
En discutant puis en me renseignant à mon tour, j’ai rapidement été convaincu car je pense désormais que si les conditions sont favorables (la majorité des cas), c’est le type d’accouchement le plus sain pour le bébé et la maman. Entre temps, j’ai pu observer les mises bas (accouchements) de mes chèvres et brebis et conclure que Michel ODENT a bien raison dans son livre que je vous encourage vivement à lire « le bébé est un mammifère ». En effet, les conditions optimales d’accouchement sont très semblables pour les humains et animaux –> petit espace sombre, intime, sécurisé et avec un minimum de personnes présentes…
On s’est donc mis à chercher une sage-femme à moins d’une heure, le souci étant qu’elles sont peu nombreuses à faire l’AAD et que bien souvent elles n’acceptent pas les femmes dont c’est la première grossesse (primipare).
Dans un premier temps très déçu de ne pas avoir trouvé, on s’en est ensuite remis à Allah, considérant avoir fait les causes. On a alors commencé à chercher une alternative (maisons de naissance, unités d’accouchement physiologique, salles nature) puis une sœur de la page nous informe qu’il y a une sage-femme pas très loin de chez nous. Allah faisant parfaitement les choses, il s’avère que c’est une amie de ma femme mais elle ne savait pas qu’elle faisait les AAD. Elle a accepté de nous accompagner al hamdoulilLah.
On a fait plusieurs séances de préparation, la première consistant à lister les complications qui nous obligeraient à être transférés à l’hôpital. On a donc pris conscience que pouvoir accoucher à la ferme serait un privilège et que la probabilité d’être transféré à l’hôpital n’était pas si faible que ça. On a prévenu l’hôpital à côté de chez nous et rempli les documents au cas où notre enfant y naîtrait.
Il faut savoir que faire ce type d’accouchement n’est pas toujours accepté socialement, notamment par l’entourage, car c’est une pratique méconnue. Une difficulté a été de ne pas pouvoir le dire à une partie de notre famille car on redoutait leur réaction (stress + peur) donc ce n’est qu’après l’accouchement qu’on leur a dit que cela s’était passé tellement rapidement que cela s’est fait à la ferme…
Notre fils est né deux semaines avant le terme, ça s’est vraiment fait rapidement, il s’est passé 5h entre la perte des eaux et l’expulsion. La sage-femme est arrivée 30min avant l’expulsion.
Certaines femmes souhaitent accoucher dans l’eau. Ma femme n’avait pas ce souhait mais elle savait que ça permettait de soulager les douleurs de contractions. Après de 4h de travail, elle a décidé d’aller dans l’eau ce qui a accéléré les choses et permis à notre fils de naître 1h plus tard.
Le rôle médical de la sage-femme ne s’arrête pas à l’expulsion, elle vérifie le placenta, qu’il n’y ait pas d’hémorragie, elle procède à des soins/sutures en cas de déchirures, etc.
Le lendemain, j’ai déclaré la naissance à la mairie.
Quelques jours plus tard, on a fait la visite des 7 jours chez le médecin.
La sage-femme est revenue plusieurs fois vérifier que tout allait bien chez le bébé et la maman.
Notre fils a eu 4 mois il y a quelques semaines, il se porte bien al hamdoulilLah ^^
(mis à jour 2025: on en a eu 2 autres depuis et ça s’est bien passé aussi al hamdoulilLah)
Voilà, n’hésitez pas à nous poser vos questions si vous songez à recourir à ce type d’accouchement, n’hésitez pas non plus à commenter pour témoigner si vous aussi vous avez accouché à domicile.

Ci-contre :

– une pochette offerte par une sœur de la page, qu’Allah la récompense.
– les couches lavables que l’on utilise. En effet, j’ai travaillé dans l’atelier artisanal qui les fabrique au Sénégal ma cha Allah. De plus, le syndicat des gestions des ordures ménagères de notre agglomération a bien compris que les couches jetables représentent une part trop importante dans le total des déchets (Les couches jetables représentent 40% des déchets ménagers d’un foyer ayant un enfant entre 0 et 2) et qu’on peut facilement les réduire. Il a donc mis en place une subvention permettant d’être remboursé de 50% à hauteur de 200€ max pour l’achat de couches lavables. Sachant qu’il propose des ateliers avec une experte du domaine pour nous expliquer et conseiller au mieux.